🔴 Liquidation judiciaire de l’entreprise Milee : un drame social et économique !
🖋️ Retrouvez le courrier que j’ai adressé à Madame la Ministre du Travail :
« Madame la Ministre,
Ce dimanche 3 novembre, j’ai rencontré Monsieur Desmet, délégué syndical FO basé en Gironde qui m’a alertée sur la situation dramatique subie par les 10 000 salariés de l’entreprise Milee (ex-Adrexo, spécialisée dans la distribution en boîtes aux lettres de prospectus).
Cette société a été placée en redressement judiciaire le 30 mai, puis en liquidation judiciaire le 9 septembre, notamment à la suite de la mise en place de l’expérimentation « Oui pub » déployée sur une quinzaine de territoires (dont le département de la Gironde), et permise par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
En effet, au-delà de la fragilité extrême dans laquelle cette situation plonge de très nombreux travailleurs déjà pauvres ou en situation de fragilité socio-économique (nombre d’entre eux cumulait leur emploi chez Milee avec leurs études, une allocation parent isolé, une allocation adulte handicapé, un autre emploi, avec leur maigre retraite ou pré-retraite), ces derniers sont confrontés à des impasses administratives que, d’après les syndicats, seul votre Ministère peut débloquer (absence de délivrance de documents nécessaires à la perception des indemnités chômage, absence de versement total de salaires, difficultés rencontrées lors de la portabilité de la mutuelle…).
Par ailleurs, ainsi que l’a rapporté l’article du Monde du 24 octobre 2024, vous avez annoncé « que tous les salaires dus » seraient « payés d’ici le 31 octobre, et leurs soldes de tout compte (congés payés, indemnité de licenciement) d’ici mi-novembre, entre autres mesures. »
Paris, le 4 novembre 2024
Malheureusement, Monsieur Desmet m’indique que ça n’est pas le cas. De plus, d’après la CGT, le mandataire Monsieur Joly précise que les engagements pris (majoration de l’indemnité de licenciement et au-delà du plafond de l’AGS pour le salaire de septembre 2024) n’ont pas été honorés.
Aussi, je me permets d’attirer votre attention sur l’urgence de cette situation afin que ces travailleurs ne tombent pas dans l’engrenage de la précarité et voient la concrétisation de vos engagements. Par ailleurs, il serait appréciable qu’un soin particulier soit consacré à l’accompagnement de leur reclassement.
Certaine que vous serez sensible à leur situation, je vous prie de bien vouloir recevoir, Madame la Ministre, l’expression de ma plus haute considération. »


